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Dossier : Chauffage au bois

Depuis la domestication du feu par l’homme, le bois est la plus ancienne et la plus universelle source d’énergie. Pourtant, elle garde une très mauvaise image : celle d’un moyen de chauffage du passé, salissant et surtout contraignant.

Bois chauffage

Préserver l’environnement.

Nous utilisons, pour nous chauffer, des énergies dites « fossiles » (charbon, mazout, gaz naturel). Or celles-ci sont responsables du réchauffement de la planète par l’émission des fameux gaz à effet de serre. Sans compter qu’elles doivent être importées puisque nous n’en produisons pas chez nous.

Le chauffage au bois ne contribue pas à l’effet de serre :

En effet, les quantités de gaz carbonique émises lors de la combustion sont les mêmes que celles absorbées par l’arbre lors de sa croissance : le bilan est nul. A l’opposé des énergies fossiles qui libèrent, actuellement, une quantité énorme de carbone prisonnier du sous-sol depuis des millénaires.

Le chauffage au bois est une forme d’énergie solaire :

C’est le soleil qui fait se développer les plantes grâce au processus chlorophyllien ; donc les arbres « stockent » l’énergie du soleil sous forme de matière ligneuse.

Le chauffage au bois n’est pas polluant :

L’émission de polluants est négligeable lorsque les appareils de chauffage sont performants, bien utilisés avec du bois sec !

Le chauffage au bois aide à la gestion durable des forêts et présente un aspect social non négligeable :

Il permet une valorisation des produits « moins nobles » de la forêt : le taillis, les arbres de première éclaircie et les houppiers.
De plus, c’est une énergie bon marché, renouvelable, locale et créatrice d’emplois peu qualifiés. Si on exploite soi-même son bois de chauffage, c’est une manière de valoriser sa propre main-d’œuvre ! Les inconditionnels vous le diront : faire son bois, ça vaut bien quelques séances dans un club sportif.

Insert

Comment ça brûle ?

Le bois brûle en trois phases :

Le séchage : lors de la mise à feu, l’eau encore présente dans le bois (15 à 20% d’humidité) s’évapore en consommant de l’énergie.

Le dégagement et la combustion des gaz : la température s’élève, les gaz combustibles se dégagent et se combinent à l’oxygène de l’air, s’enflamment en dégageant de la chaleur. Lorsque la combustion est incomplète, les gaz non brûlés s’échappent par la cheminée et forment des dépôts de goudrons sur les parois, d’où l’intérêt d’avoir un appareil de chauffage performant et correctement utilisé.

La combustion des résidus charbonneux : la couche superficielle de la matière ligneuse se transforme en charbon de bois riche en carbone ; celui-ci s’enflamme, produit de la chaleur et donne des cendres.

Dès l’inflammation du bois, le processus de combustion est bien engagé : la chaleur augmente et gagne les couches profondes du bois. Celles-ci émettent à leur tour des gaz et se transforment en charbon de bois qui s’enflamme.

A la fin du processus, l’émission de gaz tarit faute de matière ligneuse, il ne subsiste alors que le charbon de bois qui, en présence de l’oxygène, brûle sans flamme (les braises).

Une combustion efficace et non polluante.

Si la combustion est complète, il ne devrait pratiquement pas s’échapper de fumée, sinon un peu de fumée blanche (la vapeur d’eau).
Plus la fumée est noire, plus cela indique une combustion incomplète. Or une combustion incomplète présente deux gros inconvénients :
C’est un gaspillage puisqu’une partie de l’énergie est perdue.
C’est une cause importante de pollution, les gaz imbrûlés contenant de nombreuses substances indésirables et polluantes : oxydes de carbone, oxydes d’azote, particules de goudrons, …

Quel bois ?

Bien qu’il existe maintenant plusieurs formes : les plaquettes (petits copeaux d’environ 3cmx1cm obtenus par déchiquetage du bois) ou les pelets (7mm de longueur pour un diamètre de 5mm obtenus par compression et agglomération de sciure), nous ne parlerons ici que de la forme traditionnelle : la bûche qui reste la forme la plus utilisée par les particuliers.

Du bois sec.

Le bois à brûler doit être sec (de 15 à 20% d’humidité), après abattage, il faut compter 2 ans de stockage sous abris ventilé pour arriver à ce taux, tout en sachant que plus le bois est débité en petites bûches, moins le séchage est long. Attention, le bois perd beaucoup de son pouvoir calorifique s’il n’est pas sec.
Du bois vert, qui contient plus de 50% d’eau, fournit deux fois moins d’énergie que du bois « sec » (20% d’humidité) car lors de la combustion, l’eau s’évapore en consommant de l’énergie et se condense dans le conduit de fumée, contribuant aux dépôts de goudrons.

Selon l’essence.

Contrairement à ce que l’on croit, toutes les essences produisent la même quantité de chaleur à poids égal. C’est la densité du bois qui détermine son pouvoir calorifique. Voici la liste des bois de feu les plus courants. Le coefficient 10 (le plus dense) correspond à celui qui donne le plus de chaleur :


Charme 10
Robinier 9.4
Chêne 8.8
Frêne 8.8
Hêtre 8.8
Erable 8.5
Merisier 8.3
Bouleau 7.1
Saule 6.5
Tilleul 6.5
Aulne 5.8
Peuplier 5.3


Quel système de chauffage ?

Tout dépend du budget, des goûts de chacun et des besoins de chauffage : principal ou complément d’une autre énergie.

Les poêles à bois :

Il existe sur le marché une multitude de modèles différents. Plusieurs critères doivent guider l’acquisition d’un poêle :
Ils doivent offrir une inertie thermique importante : construits en fonte et/ou munis de briques réfractaires, ou mieux encore (mais beaucoup plus chers) recouverts de pierre (stéatite) ou de faïence (Kachelofen alsacien).
Il faut noter que dans les modèles actuels, la présence d’une vitre ne nuit en rien au rendement.
Ils doivent permettre une combustion complète : une arrivée d’air secondaire préchauffé permet la combustion presque totale des gaz, ce qui augmente sensiblement le rendement et diminue fortement la pollution.

Plus la construction est soignée et plus le rendement et l’autonomie seront grands, mais ici encore le budget est un élément important.

Les inserts :

Pour les inserts dont le rendement est souvent plus petit que les poêles, il faut veiller à l’inertie thermique. L’arrivée d’air secondaire est souvent celle qui empêche la vitre de se salir. L’avantage des inserts est incontestablement la vitre qui permet de jouir du spectacle du feu. Ils sont peu encombrants puisque insérés dans la cheminée existante.
De plus, certains modèles permettent la distribution d’air chaud, via une soufflerie, vers une autre pièce de l’habitation.

Les chaudières au bois :

Ici aussi, les nouvelles chaudières au bois offrent de très bons rendements. Mais comme cet appareil chauffe toute la maison, il faut compter un volume beaucoup plus important de bois et, autre inconvénient : l’appareil est en dehors de pièces de vie, on perd donc l’attrait visuel du feu brûlant dans le foyer : l’ambiance n’est pas la même !


Les bonnes adresses :

Division Nature et Forêts
Chemin de l’Ermitage, 1 à 6530 Thuin
071/59.90.35
cantonnement.thuin@mrw.wallonie.be

Guichets de l’Energie de la Région wallonne Charleroi
Tél. 071/33.17.95 - Fax : 071/30.93.10
Centre Héraclès - Boulevard Général Michel 1E
6000 Charleroi
Portail de l'énergie en Région Wallone

Equipe Régionale Biomasse-Energie Antenne Hennuyère
Zoning Industriel, Plantis des Aisements – Momignies
Tél et fax : 060/51.39.16
erbeasbl@skynet.be
Site de l'ERBE

APERE – Association pour la Promotion des Energies Renouvelables
Site de l'Apere


Pour en savoir plus …

C.AUBERT – « Poêles, inserts et autres chauffages au bois » - Ed Terre vivante. - 1999.

A.BARY-LENGER, J.KIMUS & L.MONHONVAL – « Le chauffage des habitations par le bois » n°6 – Centre wallon du bois – 1980.

Les Amis de la Terre – « Energie-bois : chaud devant ? » - Extrait de la revue n°51


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